Une approche globale du bien-être

La moxibustion

Les feuilles d’armoise (les herbes de la Saint-Jean) sont récoltées aux alentours du 21 juin et pulvérisées afin d’en extraire les tiges ligneuses, puis réduites en poudre qui va servir à confectionner les cônes, les boules (kaos) ou les cigares.

Médecine traditionnelle Chinoise

La moxibustion fait partie des techniques de la Médecine Traditionnelle Chinoise.

Dans la pratique du shiatsu on utilise la réflexologie de la peau, sachant que les stimuli sont conduits par les nerfs, de la périphérie vers le cerveau. Mais il existe également dans la peau des capteurs différenciés, sensibles à la pression, à la douleur, à la chaleur, etc.

La peau contient des millions de récepteurs, qui envoient des influx nerveux à l’hypothalamus. Celui-ci sécrète alors des hormones de bien-être dont les endorphines, qui vont bloquer la transmission des messages douloureux dans le corps. Ces endorphines vont procurer bien-être, relâchement, euphorie et sentiment de plénitude.
Ces hormones agissent en même temps sur le système neurovégétatif qui règle les grandes fonctions du corps en favorisant le relâchement : ralentissement du rythme cardiaque et de la respiration, baisse de la tension artérielle, régulation du transit intestinal.

On connait, en Occident, l’effet de la chaleur sur les douleurs ; on l’utilise déjà depuis longtemps (cataplasmes, ampoules …). Des techniques plus récentes utilisent les rayons infrarouges pour traiter certaines pathologies, notamment les rhumatismes.

L'utilisation de la chaleur

Les moxas ou la moxibustion est une méthode thérapeutique basée sur l’utilisation de la chaleur, mais toujours selon les principes de la médecine orientale, c’est-à-dire en traitant les méridiens par rapport aux cinq éléments.

Le terme chinois est kao ; moxa est le terme japonais. Au début, le cône d’armoise était directement appliqué sur la peau, ce qui laissait une petite cicatrice et permettait au patient de se refaire le traitement lui-même.

L’avantage du rouleau d’armoise, c’est qu’il ne laisse pas de cicatrice. On évite également la sensation de douleur. D’autre part, la grosseur du point traité permet une approximation qui donne droit à l’erreur en ce qui concerne la localisation exacte des points en question.

L'armoise (Artemisia vulgaris)
Rouleaux d'armoise ou Moxas